Climate Bridges

 

Pour accompagner le processus de la COP21, CLIMATE BRIDGES met en place deux démarches complémentaires :

  • créer un espace de médiation informel à même de rassembler certains acteurs soucieux de maximiser les chances d’un résultat positif ;
  • modérer une série de Débats Publics en amont et pendant la conférence des Nations Unies à Paris, comme un compte à rebours parallèle aux négociations officielles.

Et puis aussi s’assurer d’un passage de témoin dynamique et stratégique entre COP21 et COP22 afin de ne pas lâcher prise sur la mise en œuvre des engagements et l’obtention de nouveaux résultats.

Contexte :
l'urgence de l'urgence

Alors que le moment (30 novembre - 11 décembre) de la Conférence des Nations Unies sur le Réchauffement Climatique se rapproche, la crainte – ou le « souhait » pour certains - de ne pas parvenir à atteindre des accords significatifs se profile.

Certains gouvernements ont encore une approche minimaliste des mesures à prendre. Une partie de la société civile, quant à elle, juge que l’ensemble du processus  n’a plus de sens et dit « Nous ne voulons pas d’une COP22, nous voulons COP 1 ». Et donc, comme nous avons pu le constater le 29 juin dernier à New York lors du « High Level Event on Climate Change », un sentiment d’urgence de l’action vient se rajouter à l’urgence de l’enjeu chez ceux des acteurs (Nations Unies, gouvernements ou ONGs) qui veulent profondément voir la Conférence de Paris aboutir à un accord et même à un accord durable, au delà de 2030. Le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki Moon, a pu aller jusqu’à regretter que les négociations en cours sur le Climat soient « trop lentes » et dire «  Cela avance à la vitesse d’un escargot ».

Ce sentiment d’urgence ne s’est pas loin de là, atténué depuis.

C’est donc dans ce contexte là que Bridge Initiative International souhaite, à travers CLIMATE BRIDGES, mettre son savoir faire, acquis notamment lors de conférences antérieures des Nations Unies, au service de cet enjeu ultime.

Un espace informel
de médiation

A un moment où les blocages sont réputés porter notamment sur les questions du financement de la lutte contre le réchauffement climatique (entre public et privé, entre Nord et Sud, au sein des pays du Sud), du monitoring et du reporting, du caractère contraignant de l’accord, des points d’entrée existent, aux dires de nos interlocuteurs, pour amorcer des discussions, partielles et latérales certes, mais susceptibles de faire avancer la négociation elle-même.

Ainsi des liens entre :

  • Négociations sur le Traité transatlantique et le Partenariat Trans-Pacifique d’un côté et celles sur le Climat de l’autre ;
  • Climat et Réfugiés Climatiques ;
  • Climat et Développement.

De même, si les gouvernements les plus en pointe dans le sens d’un accord conséquent dialoguent déjà avec leur propre société civile, le fait de rassembler ces acteurs-là de manière transversale (gouvernements, société civile et parfois secteur privé) en présence des instances du pays organisateur et des Nations Unies peut constituer un véritable processus. Il s’agirait de rassembler d’abord entre 20 et 30 personnes à titre exploratoire puis de décider ensemble de la nature et la fréquence du processus jusqu’à la Conférence de Paris. La toute première réunion devrait durer entre deux et trois jours pour dépasser les préjugés éventuels.

Enfin, nous avons pu constater qu’à la suite de la constitution d’un espace de médiation et de dialogue, il arrivait souvent que les acteurs en conflit s’en emparent à telle ou telle fin que nous n’avions pas forcément prévue et qui se révèle positive pour l’ensemble des participants.

Débats publics,
un compte à rebours

Bridge Initiative International compte organiser une série de Débats Publics, ouverts aux médias, destinés à fournir une meilleure information aux citoyens sur l’évolution des négociations et sur l’importance des enjeux et aussi à peser, à travers l’Espace Public, sur la position de l’ensemble des acteurs impliqués dans la COP21.

1. Existe-t-il une alternative au processus de la COP ?

Devrait-on s’y prendre autrement pour combattre le réchauffement climatique? L’idée ici consiste à accepter la critique extrême de ceux qui pensent que le Sommet ne devrait pas avoir lieu, que le processus lui-même est vicié. Afin de prendre d’emblée en compte ces voix-là, de diminuer les tensions et de faire en sorte que cette part de la société civile et de certains gouvernements du G77 s’inscrivent dans un dialogue ouvert et constructif avec le processus officiel.

2. COP21 : Est-ce vraiment la dernière chance ?

L’impression existe déjà que c’est “trop peu, trop tard” (too little, too late) alors même qu’il y a peu, certains – pour quelques uns, c’est encore le cas - remettaient en question le bien fondé scientifique du cri d’alarme quant à l’avenir même de la planète. Comment évacuer définitivement cette mise en doute ? Un danger existe-t-il de faire face à une lassitude (Climate Fatigue) des citoyens, des opinions, devant un « catastrophisme » ? Si oui, comment combattre cela ?

3. Climat : Qui doit faire quoi ?

Les questions posées par l’enjeu du Climat sont tellement nombreuses qu’il apparait important de reposer au plus vite et le plus clairement possible celle du “Qui doit faire quoi?”, à qui incombe quelle responsabilité? Préciser ce qui doit être fait au plus vite et par qui? On peut d’ailleurs avoir le sentiment que les citoyens, les entreprises, ont pu dans certains domaines prendre un temps d’avance sur les politiques gouvernementales. Notre intelligence collective peut-elle permettre des décisions concrètes, immédiates, dont l’impact pourrait être radical ?

4. L'après COP21 ?

Qu’il y ait, le 11 décembre 2015 à Paris, succès ou échec, il sera essentiel de se projeter dans l’avenir, soit pour mettre en œuvre ce qui aura été adopté, soit pour maintenir sur le champ la pression nécessaire à l’obtention prochaine d’autres résultats, soit pour tout remettre à plat. L’objectif de ce débat-là sera, dès le 12 décembre, de se projeter efficacement et lucidement dans l’avenir, quelle qu’en soit la couleur.

Un suivi vers la COP22

De toute évidence, quel que soit le résultat, même très positif, de la COP21, le passage de témoin entre la France et le Maroc, qui sera donc, en novembre 2016, le pays hôte de la COP22, sera essentiel. Et c’est pour cela qu’en marge des processus officiels existants, « CLIMATE BRIDGES » s’est d’ores et déjà assuré de la participation de la partie prenante marocaine (société civile et gouvernement) à notre propre processus informel.

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